Spectre d'action
Spectre d’action de la sanitation probiotique
Le nettoyage probiotique présente
un spectre d’action très large. Il agit efficacement sur les
bactéries, y compris les souches multirésistantes, les champignons et levures, et a montré une activité documentée contre
certains virus enveloppés.
Il est néanmoins essentiel de distinguer les mécanismes impliqués et la portée de chaque catégorie microbienne.
1. Bactéries (y compris multirésistantes)
Le nettoyage probiotique est avant tout conçu pour réduire durablement la charge bactérienne et prévenir les infections associées aux soins (IAS).
Les études scientifiques, notamment celles de Caselli et al., ont confirmé son efficacité sur les principales familles bactériennes hospitalières.
Faits saillants :
- Réduction stable et significative d’une large gamme de pathogènes (Staphylococcus spp., y compris S. aureus multirésistant, Acinetobacter spp., Pseudomonas spp., Clostridium difficile, Enterobacteriaceae spp.).
- Diminution moyenne de 83% de la charge pathogène totale sur les surfaces hospitalières.
- Réduction des gènes de résistance aux antibiotiques (ARGs) jusqu’à -99% (3 Log), incluant le gène mecA (résistance à la méticilline).
- Ces résultats traduisent un effet de biocontrôle durable par compétition et antagonisme, réduisant significativement la charge pathogène tout en freinant l’émergence de la résistance.
2. Champignons et levures (mycètes)
Les champignons et levures constituent une part non négligeable des contaminants hospitaliers. Le nettoyage probiotique contribue également à leur réduction.
Principaux constats :
- Réduction de plus de 99% de Candida spp. et d’environ 93% d’Aspergillus spp., observée par analyses qPCR (Caselli, 2016).
- Diminution stable des mycètes dans les zones à haut risque, confirmée en services d’urgence pédiatriques.
- Aucune variation significative observée sur les faibles populations initiales de Fusarium spp..
Le contrôle fongique améliore la propreté microbienne globale et réduit le risque de recontamination entre nettoyages.
3. Virus enveloppés
Le netttoyage probiotique a montré une activité documentée contre certains virus enveloppés.
Son action repose sur la formulation du détergent et ses effets physicochimiques de surface, et non sur l’exclusion compétitive des probiotiques (les virus ne pouvant pas se multiplier sans cellule hôte).
Données disponibles :
- Inactivation jusqu’à 99,99% des virus enveloppés testés (dont SARS-CoV-2) en 1 à 2 heures, avec persistance de l’effet jusqu’à 24 heures.
- Études en milieu réel (urgences pédiatriques, CH Aubagne) ayant montré l’absence d’ARN du SARS-CoV-2 sur les surfaces traitées et le contrôle d’un foyer épidémique sans désinfectants chimiques supplémentaires.
Conclusion : un spectre large, des mécanismes différenciés
Le nettoyage probiotique agit de manière étendue et complémentaire sur les trois grandes catégories de micro-organismes :
- Bactéries et champignons : réduction durable par biocontrôle microbien (compétition, exclusion, antagonisme).
- Virus enveloppés : réduction par effet physicochimique lié à la formulation du produit.
- Virus non-enveloppés : ces formes très résistantes nécessitent toujours une désinfection chimique conforme aux réglementations virucides.
Ainsi, la sanitation probiotique ne remplace pas les biocides en contexte épidémique ou réglementé, mais représente une solution durable et écologique de maîtrise du risque microbien au quotidien.
